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L'affaire de la maternelle Rampal à Paris -l'interpellation d'un grand-père d'origine chinoise sans-papiers venu chercher un enfant à la sortie de l'école- s'est définitivement invitée dans la campagne présidentielle.
Dimanche soir, invitée du "Grand jury" RTL/Le Figaro/LCI, Ségolène Royal a affirmé que "la régularisation" des parents et grands-parents sans-papiers devait "suivre la scolarisation des enfants". "Ce qui s'est passé est totalement inadmissible. Les enseignants ne sont pas des auxiliaires de la police", explique la candidate socialiste, en soulignant que "certains policiers souffraient d'un type d'ordre qu'on leur donne". "Les enfants scolarisés en France doivent pouvoir accomplir leur scolarité en France. Ma conviction profonde est que leurs parents doivent pouvoir rester sur le territoire", note-t-elle, même s'ils n'ont pas de papiers au moment de l'inscription dans l'établissement. Elle précise néanmoins que ce contournement à la loi ne pouvait pas s'ériger "en norme" et que "l'on devait faire du cas par cas".
De son côté, Nicolas Sarkozy, interrogé sur Europe 1, a assuré que cette affaire n'était "en aucun cas en liaison avec l'interpellation d'un immigré sans papiers", comme l'affirment les parents d'élèves qui se sont opposés à l'intervention policière. "C'est une affaire judiciaire déclenchée parce que des coups ont été portés contre un policier. Est-ce qu'on doit empêcher la justice de faire son travail ?", insiste le futur ex-ministre de l'Intérieur.
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"Nation, pas nationalisme" |
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Revenant sur ses déclarations en faveur du drapeau tricolore et de La Marseillaise, Ségolène Royal a affirmé qu'elle ne faisait "aucune confusion entre la nation dont on doit être fier -et un chef d'Etat doit conduire chaque Français à être fier d'appartenir à la nation- et le nationalisme".
Elle a estimé "impressionnant" lors de son meeting à Marseille vendredi que "la gauche reconquière cet hymne trop longtemps laissé à l'extrême-droite et au Front national". Interrogée sur son assertion selon laquelle les sportifs ne connaissent pas les paroles de La Marseillaise, elle a répondu : "les Français non plus ne connaissent pas les paroles" à cause de la "violence d'une phrase" de l'hymne - "le sang impur qui abreuve nos sillons" - qui, selon elle, prête à "contre-sens" et qu'il faut "expliquer".
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