Qui va garder les éléphants?
Fedouach AFP ¦ Alors que le message des socialistes réunis en Conseil national (CN) devait être concentré sur la campagne des législatives de juin, organisée avec "un dispositif ordonné et coordonné", selon le premier secrétaire François Hollande, Mme Royal a immédiatement tiré des leçons de la période qui s'achève.
Une défaite à cause des éléphants?
Une pilule qui ne passe pas vraiment chez les fabiusiens, qui, à défaut d’être populaire, entendaient bien représenter ces fameuses valeurs de gauche, contre un camp royaliste tenté par l’alliance avec le Modem de Bayrou.
Vincent Peillon enfonce le clou: «Un certain nombre de dirigeants n'arrivaient pas à accepter l'idée que ce soit Ségolène Royal qui les représente, mais en réalité, ce n'est pas seulement Ségolène Royal, c'est quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes». Il s’appuie là aussi sur l’étude LH2 selon laquelle la défaite de Ségolène Royal est due, pour près d'un sondé sur trois (31%), au fait que le Parti socialiste ne l'a pas assez soutenue pendant la campagne.
«Une gauche décomplexée»
Faux, répondent les Fabiusiens, Claude Bartolone en tête. Elle est «la seule qui n'a pas voulu associer à la campagne électorale tous les talents du Parti socialiste. C'est Ségolène qui a préféré les laisser de côté.»
Pendant ce temps-là, Laurent Fabius fait tout ce qu’il peut pour remonter la pente (et son sondage à 7%, à égalité avec Hollande et Montebourg). Il «plaide pour une gauche décomplexée, une gauche fidèle à ses valeurs qui sont fondamentales — égalité, solidarité, responsabilité — et en même temps, il faut qu'on adapte notre programme, nos propositions, à un monde qui a changé.»
