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Par sidibou :: 01/05/2007 à 2:46 :: COLLECTIFS ANTI LIBEAUX
Par kikenveu :: mardi 01 mai 2007 à 01:44 :: actu generales


OMD enola gay

 

Enola Gay (nom de mission Dimples 82) est le nom de l'avion Boeing B-29 Superfortress qui a largué sur la ville d'Hiroshima le 6 août 1945 la première bombe atomique utilisée comme arme de guerre. La bombe avait été surnommée Little Boy. Enola Gay était un bombardier de l'U.S. Army Air Force's 509th Composite Group. Il avait pris son envol pour Hiroshima depuis Tinian, l'une des îles Mariannes. Le pilote de l'avion, le Colonel Paul Tibbets, l'avait baptisé ainsi en hommage à sa mère, Enola Gay Hazard Tibbets, pour que l'avion soit « sous une bonne étoile » dixit Tibbets.

melenchon pète un fusible, indigne, on ne fait pas de la politique avec ses poings

Par sidibou :: 26/01/2007 à 0:16 :: COLLECTIFS ANTI LIBEAUX

Enquête RG : vif incident au Sénat entre Hortefeux et Mélenchon

25.01.07 | 18h13




Un vif incident a opposé jeudi au Sénat le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon à Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités territoriales, à propos des accusations d'enquête des Renseignements généraux sur l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal.

Lors de la séance des questions au gouvernement, M. Mélenchon a interpellé le gouvernement sur cette affaire, s'adressant au Premier ministre Dominique de Villepin, présent au Sénat : "Nous voulons une campagne propre et nous vous demandons de nous en répondre".

C'est M. Hortefeux qui a pris la parole pour répondre, dénonçant une "ficelle un peu grosse". "Quand on n'a rien à dire, quand tout va mal, quand tout s'emmêle, quand on accumule les erreurs, les imprécision et les gaffes, alors là, on crie au complot".

"S'il y a une enquête à mener, croyez-moi, ce n'est pas sur l'entourage d'une candidate ou la candidate elle-même. Tout est dans la presse, et notamment grâce à vous personnellement M. Mélenchon, qui alimentez beaucoup la presse sur ce qui se passe chez vous", a lancé le bras droit de M. Sarkozy.

M. Mélenchon et ses collègues socialistes se sont alors levés dans un tollé. Le sénateur s'est précipité vers le ministre sur le banc du gouvernement, criant qu'il "ne laisserait pas passer ça" et obligeant un huissier à s'interposer.

Tandis que des bancs de la majorité fusaient des "Mélenchon au piquet", la séance a repris son cours quelques minutes après, M. Mélenchon ayant regagné son siège.

Dans un rappel au règlement, Bernard Frimat, au nom du groupe PS, a protesté "contre une mise en cause personnelle", déclarant "attendre du gouvernement des excuses".

"Ici c'est le parlement, on n'est pas dans un meeting, un parlementaire pose une question, le devoir constitutionnel d'un ministre c'est de répondre, ce n'est pas de l'insulter, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne la République", s'est indigné M. Mélenchon, interrogé par l'AFP.

"Il y a là un mélange des genres, M. Hortefeux a cessé d'être un ministre qui répond pour le ministre de l'Intérieur, pour devenir autre chose, un agent de propagande du candidat de l'UMP et avec des arguments bas", a-t-il ajouté, demandant lui aussi des "excuses" du ministre.

"Ce gouvernement aujourd'hui perd les pédales", a déclaré pour sa part le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel.

"La brutalité avec laquelle a répondu le ministre Hortefeux, par ailleurs de l'entourage très étroit de Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le sens de ceux qui s'interrogent pour savoir s'il s'agit là d'une véritable affaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Ce genre d'incident est rarissime au Sénat, connu pour l'ambiance feutrée de ses débats.

le chanteur jean ferrat prend position

Par sidibou :: 12/01/2007 à 2:41 :: COLLECTIFS ANTI LIBEAUX

José Bové : un candidat en prison ?

Le pourvoi en cassation de José Bové a été examiné aujourd'hui et mis en délibéré jusqu'au 7 févier. Mais déjà, le paysan altermondialiste se dit prêt à mener campagne du fond de sa cellule. Explication.



José Bové ira-t-il en prison pendant la campagne ? La Cour de cassation se prononcera aujourd'hui sur la condamnation à quatre mois de prison, prononcée par la Cour d'appel de Toulouse, à l'encontre de José Bové et de sept autres militants. Ils avaient été sanctionnés pour le fauchage d'un champ de maïs OGM en juillet 2004 en Haute-Garonne.

Dans un paysage antilibéral déprimé, les partisans de José Bové ont rassemblé en quelques jours près de 5 000 signatures en lançant un appel national intitulé « José Bové peut et doit être le candidat de l'alternative à gauche». Le collectif Larzac, initiateur de l'appel, a notamment recueilli le soutien de l'essayiste Raoul Marc-Jennar, une voix estimée dans les collectifs issus de la campagne contre le Traité constitutionnel européen, et les signatures de François Soltic et Claude Guérin, deux environnementalistes qui siègent au Collectif national. L'essayiste Michel Onfray, l'humoriste Gustave Parking, le dessinateur Siné, les chanteurs Jean Ferrat et Majid Cherfi du groupe Zebda se sont aussi joints à l'appel. Une manifestation sera organisée ce midi à Paris devant le Palais de Justice, pour soutenir le leader altermondialiste.

« Même s'il va en prison demain, il ne sera pas privé de ses droits civiques et cela ne l'empêchera d'entrer en campagne » estime Yannick Youlountas, un philosophe membre du collectif du Larzac et administrateur du site Unis avec Bové.

Un débat qui tombe à pic
Le débat sur une candidature de José Bové a été relancé lundi soir lors de son passage sur Canal Plus.« Initialement, José Bové était invité pour parler de problèmes judiciaires. On espérait qu'ils parleraient de l'appel. Mais ces quinze derniers jours, José Bové nous remerciait pour cette initiative mais il n'y croyait pas trop et n'était pas très motivé » affirme l'un des initiateurs de l'appel.

Une précédente pétition lancée en novembre dernier n'avait recueilli que 600 signatures en deux mois. Que s'est-il passé ? « Depuis l'échec de la candidature collective de nombreux militants déçus sont prêts à nous rejoindre et reconnaissent à José sa finesse d'analyse politique. Il a su anticiper l'échec et dénoncer les logiques d'appareils à temps » explique François Dufour, son complice de la Confédération paysanne. José Bové s'est toutefois bien gardé d'annoncer sa candidature comme le demandait l'appel, mais a posé deux conditions.

Des signatures par milliers….
Première condition : le leader altermondialiste souhaite recueillir 10 000 signatures avant le 21 janvier, date de la prochaine réunion des collectifs locaux antilibéraux. Le militant altermondialiste, qui avait été accusé de la « jouer perso » durant la campagne unitaire, compte sur l'amertume des militants unitaires déçus par l'attitude du PCF et la LCR. Avec 5 000 signatures recueillies en 4 jours, l'objectif des 10 000 sera probablement dépassé d'ici la prochaine réunion des collectifs libéraux. Problème : ces signatures recueillies par internet sont celles de partisans d'une candidature Bové, à ne pas confondre avec un soutien des militants des collectifs.

Toujours est-il que le positionnement anti-partis du syndicaliste séduit. Etienne Chouard, figure de proue de la blogosphère militante contre le Traité constitutionnel européen et signataire de l'appel jubile: « Au moment ou les logiques d'appareils empêchent les militants antilibéraux de fraterniser, José Bové a l'avantage de ne pas être pris en tenaille par une discipline de parti » argumente cet admirateur de la démocratie directe athénienne. « Il serait fou de ne pas voir que l'on peut être antilibéral sans être communiste » ajoute ce militant qui travaille à l'élaboration d'une « constitution citoyenne, écrite par et pour les citoyens ».

Barrer la route à Buffet et Besancenot
Seconde condition : obtenir l'assentiment des militants antilibéraux pour dire « à Olivier Besancenot et Marie-George Buffet : maintenant, vous retirez votre candidature et on repart sur une candidature unitaire ». Une stratégie, qui ressemble à s'y méprendre au plan de bataille de Claude Debons publié vendredi dernier sur le site des collectifs antilibéraux. Avantage : « Si d'aventure (probable) nous n'obtenions pas le retrait de Besancenot et Buffet, cette candidature ne se maintiendrait pas jusqu'au bout pour rester cohérent avec notre volonté unitaire. Il ne resterait qu'un mois et demi de campagne présidentielle à passer avant de rebondir sur les législativesc» indique le syndicaliste proche de Yves Salesse, dans sa contribution.

La première condition, passer la barre des 10 000 signatures, sera largement remplie. La seconde, le retrait des candidatures Buffet et Besancenot est irréaliste. Mais une fois la machine Bové lancée, qui peut être sûr qu'il se désistera ? Reste à savoir si cette stratégie suscitera, le 21 janvier prochain, l'agacement ou l'adhésion des militants antilibéraux, partagé entre le souci de ne pas ajouter la « division à la division » et la crainte d'une démobilisation massive, qui entraînerait la disparition du mouvement.

fin d'un beau rêve, jean luc melenchon rentre dans le moule PS

Par sidibou :: 24/12/2006 à 14:31 :: COLLECTIFS ANTI LIBEAUX
Pour comprendre, il faut lire l'article du Monde et les 2 véritables articles parus sur le blog...

Jean-Luc Mélenchon abandonne ses rêves de dissidence du PS


LE MONDE | 23.12.06 | 13h57  •  Mis à jour le 23.12.06 | 13h57


Jean-Luc Mélenchon rentre à la maison. Le sénateur socialiste de l'Essonne prend acte sur son blog de l'échec de la gauche antilibérale et de sa tentative de trouver une candidature unitaire. Il reconnaît, la mort dans l'âme, que la dynamique est désormais plutôt du côté de Ségolène Royal.

Dès le 14 décembre, ce partisan de Laurent Fabius prévenait ses amis réunis dans le groupe Pour la République sociale (PRS) que "le ralliement à Ségolène Royal de Jean-Pierre Chevènement après celui du PRG préfigure la centralité absolue de la candidature socialiste". Ajoutant que "l'autre gauche est, à cette heure, en voie de pulvérisation". "C'est fini, poursuivait-il, le 20 décembre. L'autre gauche est aux pâquerettes."

La déception, pour ce partisan du non à la Constitution européenne, est réelle. Pendant des mois, il a participé à des meetings au côté des figures de la gauche antilibérale - Marie-George Buffet, Clémentine Autain, Yves Salesse et José Bové -, mû par l'espoir qu'il en sortirait une alternative au PS. Ses proches se sont investis dans les collectifs locaux. Au point de croire qu'un scénario "Linkspartei à la française" - du nom du parti que les anciens communistes allemands et quelques figures de l'aile gauche du Parti social-démocrate allemand tente de former - était possible.

Aujourd'hui, M. Mélenchon tire les conclusions de l'échec de cette aventure : la candidature socialiste, dit-il, est "la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire, être présent au deuxième tour et battre la droite".

Les 20 et 21 janvier, M. Mélenchon réunira les quelque 2 500 adhérents revendiqués de PRS pour tirer les conclusions : l'avenir se joue davantage à l'intérieur du PS qu'à l'extérieur. "Quelques-uns vont se mettre en retrait, mais je les connais : quand ça va chauffer (avec la droite) ils ne vont pas rester les bras ballants", dit-il au Monde.

Le virage sera peut-être difficile à négocier pour des militants qui ont "goûté à l'autonomie politique", selon l'expression de son ami François Delapierre. Y compris pour M. Mélenchon, qui redoute plus que tout que l'on parle de "ralliement" alors qu'il n'a cessé de s'opposer à la direction du PS à tous les congrès depuis 2002.

La presse, écrit-il le 21 décembre, "va révéler que je "rentre au bercail". En lisant cela le lecteur sera confirmé (...) qu'aucun homme politique n'a de suite dans les idées". Il rentre pourtant, mais sans rien négocier. "Nous ne sommes pas dans la situation d'un Montebourg ou d'un Chevènement, qui se rallient pour des places", assure M. Delapierre. "Je ne suis pas gêné, se défend M. Mélenchon, la gauche est en réinvention. Le problème est de savoir : qu'est-ce que la candidate va faire avec des gens comme moi ?"

Lui pardonnera-t-elle sa sortie sur la primaire qui ne devait pas "tourner au concours de beauté ?" "Une erreur", avait admis le sénateur. Sera-t-il compatible avec Mme Royal, lui l'admirateur du chef d'Etat vénézuélien Hugo Chavez, qu'il est allé soutenir début décembre ? Il fera campagne. A sa façon.


Isabelle Mandraud et Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 24.12.06


Mercredi 20 décembre 2006

FIN DE PARTIE

C'est fini. La réunion des organisations membres des collectifs unitaires anti libéraux a constaté qu'il n'y a pas de consensus pour proposer une candidature commune à l'élection présidentielle. C'est une grande déception, je l'ai dit en répondant à Jean-Michel Aphatie ce matin sur RTL. Je formule ici mon avis sur la question en ayant bien présent à l'esprit qu'il faut peser les mots pour ne pas ajouter aux dégâts. Je crois particulièrement vain le procès fait au Parti Communiste à ce sujet et à Marie Georges Buffet. Je ne parle pas de ce que les communistes se disent entre eux ni du ton sur lequel ils le font. C'est leur affaire. Et comme souvent en de pareils cas, une bonne partie des codes en vigueur sont illisibles de l'extérieur. Ce que j'en dis n'est pas non plus seulement en pensant qu'il y aura un lendemain à tout cela et qu'il faut protéger ses chances, si ténues qu'elles soient. C'est aussi par honnêteté intellectuelle. Il n'est pas vrai que le projet a échoué d'une pièce à cause du PC.

Le retrait de Besancenot puis de Bové avaient déjà largement installé le paysage dans lequel le reste du mouvement s'est ensuite dilué. Les pétitions intempestives contre la candidature de Marie Georges Buffet ont creusé des plaies inutiles et offensantes. En fait, dans la dernière longueur, le système a géré des queues de comètes. Il l'a fait avec courage, ténacité mais aussi une dose considérable d'ambiguïtés dont, pour finir, chacun est sorti à ses dépens. Très souvent, les formules utilisées ont montré qu'on ne sortait pas d'une adaptation étroite au système présidentiel, les uns proposant sa mise en scène au goût du collectif (porte paroles nombreux, présence partagée etc...) d'autres le récusant naïvement dans les termes les plus contradictoires: (un candidat qui n'en soit pas un, ou bien le plus petit commun dénominateur, ou bien le visage le plus médiatisable). Je n'entre pas dans la description des mille et unes variantes ni des épisodes qui ont exprimé tout cela. A la fin, tout sombrait dans le dérisoire et par instant même dans le folklore. Mais au fond l'essentiel ne s'est donné à voir qu'en fin de parcours. S'agissait-il de mettre en forme le parti des collectifs comme si ceux ci étaient une réalité totalement autonome? S'agissait-il de préfigurer une force communiste élargie? S'agissait-il de formuler une "offre politique nouvelle" comme l'est le Linkspartei en Allemagne, le parti socialiste hollandais et ainsi de suite dans toute l'Amérique latine, tirant le bilan du double échec du communisme d'état et de la social-démocratie. On peut dire que ces trois formules ont beaucoup de points de passage communs et que de maintes manières elles ne sont pas contradictoires. On peut même affirmer que de bien des façons aussi elles sont complémentaires et à tout le moins mutuellement compatibles.
Mais les contradictions existent aussi entre ces trois scénarios. Elles sont particulièrement sévères dans certains cas. Par exemple il est évident que des socialistes et des républicains et leurs électeurs ne peuvent se sentir impliqués par la fondation d'une force communiste élargie. Dès lors nous n'avons aucune part à prendre pour savoir qui de Marie georges Buffet ou de Clémentine Autain est la plus à même d'incarner cette force communiste. C'est l'affaire de la mouvance communiste. Je pense que cette évidence permet de comprendre que tout est dans le point de départ. Si pour construire une nouvelle voie à gauche il fait d'abord s'impliquer dans la construction d'un nouveau Parti Communiste, nous attendrons que ceux qui en ont la charge aient fini leur travail. Je n'ironise d'aucune façon. Je veux seulement souligner que beaucoup se joue dans le point de départ que l'on se fixe. En toute hypothèse on ne participe pas à une élection de cette importance pour atteindre des objectifs partidaires ou réaliser des schémas théoriques. On le fait pour proposer une alternative concrète au gouvernement du pays. Il s'agit de proposer un vote utile, c'est à dire capable d'être majoritaire à gauche pour battre la droite et engager un programme de transformation sociale à la mesure de l'exaspération populaire contre le vau l'au général de la société libérale pour le très grand nombre de la population.
Dans cette vision, le programme est premier, puis la forme de l'outil politique et la stratégie y sont directement corrélés. Dès lors chaque nom proposé pour porter ce projet correspond non à un profil médiatique ou a un compromis des egos mais à une population politique à atteindre et à entraîner. J'en reste là aujourd'hui. Le reste devra être pensé le stylo à la main. A plusieurs mains et plusieurs têtes. Le moment est plutôt à prendre la mesure des conséquences de l'absence d'une candidature commune de l'autre gauche. Il y a en a trois au moins. Une partie de l'électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) -désorientés (par l'absence d'alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l'indifférence écoeurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu'elle parait la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire: être présent au deuxième tour et battre la droite. Le concept de vote utile se nourrit beaucoup de l'idée que d'autres votes ne servent à rien. Selon moi ces trois conséquences de l'échec de l'autre gauche se nourrissent l'une l'autre. Ensemble elles aggravent la volatilité de la situation, l'approfondissement de la crise politique et de l'état d'urgence. Rompre cette spirale. Voila où il est urgent d'agir. C'est cela l'utilité à cette heure, je crois.


Jeudi 21 décembre 2006

DE SOURCES SURES

Autrefois, il y avait à la radio une dame qui faisait les ragots mondains et politiques. Geneviève Taboui. Elle disait "on apprend de sources sures que ceci ou cela". La vanne dans le commun des mortels c'était de citer en un seul mot Desourcesure pour certifier une information crapoteuse, même inventée de toutes pièces.... Ou bien elle disait "attendez vous à apprendre que ...". C'était une façon d'annoncer des évènements sensationnels sans aucune garantie qu'ils aient lieu ou pas. de toute façon elle ne revenait jamais sur ses révélations qui s'avéraient fausses. Naturellement à l'époque les journalistes sérieux prenaient ce type d'exercice pour une honte. Aujourd'hui vous avez le journal Libération qui invente des infos ("chavez est anti sémite", "l'ambassade d'Iran fait des listes de parlementaires liés à une secte marxisto-islamique" etc..). Et tous les autres prennent ça pour une honte. Ca l'est. Mais par contre le style Geneviève Taboui tient le haut du pavé comme une référence déontologique en tant que journalisme d'investigation.

J'y pensais en répondant au téléphone aux journalistes qui ont "appris de source sure" que j'ai déjeuné avec Dray (je confirme que je déjeune avec lui tous les trois mois à peu près), téléphoné à Patrick Mennucci (je confirme que nous sommes amis de longue date et que nous n'avons jamais perdu le contact) et bu un verre avec François Hollande (je confirme que j'ai bavardé avec lui un bon moment récemment au pot du questeur socialiste du Sénat). Si j'embarrasse mon blog avec ce carnet mondain c'est que le soudain intérèt pour mes fréquentations socialistes me font dresser l'oreille. Je vous raconte ça comme si vous étiez déjà:"Attendez vous à savoir de sources sures que monsieur Mélenchon a préparé son (au choix: retour au bercail, ralliement, renoncement) à la campagne de Ségolène Royal par l'intermédiaire (au choix: de son vieux complice julien dray avec qui il dine toute les semaines, son vieux copain Mennucci qu'il appelle tous les jours au téléphone, son partenaire obligé avec qui il boit souvent au Sénat, François Hollande)". Pourquoi tout ceci? L'holocauste des dindes n'est pas commencé et les marrons n'ont pas commencé à cuire. Il faut bien parler de quelque chose pour ne pas penser qu'à manger! Je suis donc un sujet. Et PRS tout autant. Ca craint. J'ai de mauvais souvenirs dans ce registre. Par exemple, comme je n'ai pas couvert d'insultes Marie Georges Buffet et le Parti Communiste, on annonçait "de source sure" (voir liste précédente) que je me préparais à devenir son porte parole de campagne. Quand il a été question de ma propre candidature, Geneviève Taboui ne s'est pas soucié de la contradiction avec ses précédentes révélations. Puis, comme j'ai reconnu que la dynamique était du côté de la candidate socialiste depuis que l'autre gauche est aux paquerettes, Geneviève Taboui va révéler que je "rentre au bercail". En lisant cela le lecteur sera confirmé dans le sentiment distillé au long de toutes les autres pages de nos nobles organes de presse sur tous les sujets qu'aucun homme politique n'a de suite dans les idées. D'ailleurs il n'a pas d'idées: il n'a que des intérèts. Et bien sûr l'intérèt d'un homme politique est toujours (au choix: électoral, sordide,de carrière). Tandis qu'un journaliste n'a aucun autre intérèt que (au choix: la recherche de la vérité, l'information objective, le respect du lecteur). Attendez vous à savoir que votre réaction hilare à propos des motivations des journalistes montre vos mauvais penchants (au choix: populistes,archaïques,gauchistes). Et pour le reste, je vous informe de source sure que je vais réfléchir soigneusement, avec mes camarades de tranchée, avant d'agir. J'ai pas bu la mer rien ne m'oblige donc à digérer les poissons qui s'y trouvent!

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