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Jean Noël Guérini : Loin des tumultes, la politique concrète au plus près de chacun : l exemple du RMI dans les Bouches-du-Rhône.
Jean Noël Guérini
22 mai 2007
Voici le dernier article publié sur mon blog :
Chers amis,
Loin des soubresauts de couloirs, des agitations langagières, du triomphe de la manipulation de l´information, en guise de réponse pragmatique à l´action politique que je mène depuis des années, je suis fier d´annoncer que le département des Bouches-du-Rhône comptait, à la fin du mois d´avril, 14 000 allocataires du RMI de moins qu´au 1er janvier 2005.
Avec 12% de baisse en un an, notre département est celui qui, en France, connaît la plus forte diminution du nombre d´allocataires du RMI. A titre de comparaison, la baisse n´a été que de 1% au niveau national !
Mais cette fierté tient surtout au fait que cette diminution du nombre d´allocataires s´explique aujourd´hui, pour une personne sur deux, par un accès à l´emploi. Ce sont, en effet, plus de 4000 allocataires qui ont accédé à l´emploi dans le cadre des dispositifs mis en œuvre à ma demande depuis octobre 2005.
Bien sûr, avec 57 000 Rmistes, nous mesurons l´ampleur du travail que nous devons encore accomplir, collectivement. Mais retrouver, en 2007, les chiffres de 1994 est un signe encourageant.
Cela prouve qu´il n´y a pas de fatalité et que l´association du courage et de la rigueur ne sont ni impossibles, ni incompatibles, si l´on respecte trois principes simples :
Le premier est de veiller à ce que le RMI ne soit attribué qu´aux personnes qui y ont effectivement droit et en ont besoin. C´est essentiel !
Le deuxième est de faire en sorte que, conformément aux exigences de la loi, chaque bénéficiaire du RMI dispose d´un contrat d´insertion précis et actualisé. Et la aussi, j´éprouve une certaine satisfaction car près de 70% des bénéficiaires du RMI disposent d´un contrat d´insertion qui organise leur parcours. Ils n´étaient que 56% en 2005 et 51% en 2004.
Enfin, troisième principe, l’exigence que les droits, mais aussi les devoirs des bénéficiaires, soient respectés. Est-il normal, par exemple, que 30% des courriers que le Département adresse aux bénéficiaires du RMI reviennent avec la mention « n´habite pas à l´adresse indiquée » ?
Contrairement aux idées reçues, elle permet dans la majeure partie des cas, de relancer le parcours des bénéficiaires, plus que participer à une « chasse aux fraudeurs ».
Insertion, formation, augmentation du pouvoir d´achat : la conjonction gagnante !
En parallèle de cette gestion rigoureuse, nous avons bâti et nous bâtissons encore, une politique d´insertion novatrice et d´envergure. Le budget affecté à l´action d´insertion par le Conseil général représente plus de 15% du budget de l´allocation.
Dans un département marqué par un écart considérable entre les besoins des entreprises et les qualifications des demandeurs d´emploi, l´effort de formation est indispensable. Nous y veillons quotidiennement.
L´application rigoureuse de la loi et la mise en œuvre de notre politique d´insertion me conduisent à penser que des décisions devront être rapidement prises quant à l´instauration d´un véritable revenu minimum d´existence, distinct des questions de l´insertion. Il devra relever de la solidarité nationale et doit avoir pour vocation d´assurer une existence décente aux plus fragiles, aux plus faibles.
Notre action sera plus efficace encore si le niveau général des salaires est relevé. En effet, l´incitation à l´emploi ne doit pas se faire par une action sur le niveau des allocations. Elle doit se faire avant tout par une hausse des bas salaires, décidée par les partenaires sociaux et impulsée par le gouvernement. C´est fondamental !
De même, des solutions destinées à maintenir, durant les premiers mois de l´emploi, les différents droits sociaux liés aux allocations doivent être mis en place par le législateur. Il en a le devoir. C´est pourquoi une majorité écrasante à l´Assemblée nationale me paraît être un danger, non pour des raisons partisanes, mais pour assurer un nécessaire et salutaire contre-pouvoir. Quelle que soit la majorité d´ailleurs. Pour dire : « attention ! Vous allez trop loin, vous oubliez telle ou telle frange de la population dans vos projets. »
Les Français sont saturés de discours, de théories, d´abstractions et de sophismes, l´élection présidentielle l´a démontrée en grandeur nature. Ils désirent des réponses compréhensibles, sérieuses et pragmatiques à des problématiques clairement identifiées.
Mon engagement politique a toujours été fondé sur ce pragmatisme, cette nécessaire proximité, ce dialogue permanent. Le RMI dans notre département en est un gage vivant indubitable. Parmi bien d´autres. Je dis « vivant » parce que, précisément, j´ai toujours eu à l´esprit, non la « gestion » de ce dossier, mais les visages de ceux qu´il fallait accompagner sur le chemin de l´estime de soi. |
e livre d'Eric Besson, Qui connaît Madame Royal? (éd. Grasset), domine les ventes de livres dès sa première semaine de publication, selon le classement Ipsos-Livres Hebdo.
Besson devant Gavalda Le livre pointe à la première place des ventes d'essais et documents, devant le Projet d'espoir (éd. Plon) de François Bayrou. Il est également en tête du Top 20, toutes catégories confondues, devant le roman d'Anna Gavalda Ensemble, c'est tout (éd. J'ai lu).
Qui connaît Madame Royal? se hisse enfin à la troisième place des ventes de livres politiques en 2007. Les deux premières sont occupées respectivement par Un pouvoir nommé désir (éd. Grasset) de Catherine Nay sur Nicolas Sarkozy et L'inconnu de l'Elysée (éd. Fayard) de Pierre Péan sur Jacques Chirac.
Tiré au départ à 60 000 exemplaires, le pamphlet d'Eric Besson a déjà été réimprimé. Le tirage global devrait atteindre les 130 000 exemplaires. Il raconte les dessous de la campagne de Ségolène Royal. Conseiller de la candidate socialiste, Eric Besson a claqué la porte du PS en février
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Il creuse lui-même la tombe de son père |
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| Faute d'argent, un habitant de Laon, âgé de 22 ans, a creusé avec des amis la tombe de son père. Fils d'ouvrier agricole, Hervé Féton n'avait pas les moyens d'honorer la facture des pompes funèbres. "On a préféré creuser, comme ça, ça nous coûte moins cher", a déclaré le jeune homme. "La première facture était à 1.700 euros. Sautier (l'entreprise des pompes funèbres) l'a descendue à 1.200" a-t-il ajouté. Révélée par le quotidien régional l'Union, l'affaire a provoqué un mouvement de solidarité. Une lectrice a envoyé 400 euros au jeune homme. Par ailleurs, M. Féton a rencontré un agent du centre communal d'action sociale lundi. Une aide de 450 euros pourrait lui être accordée. Un représentant des pompes funèbres Robert Sautier indique que l'entreprise ne peut pas prendre le risque d'impayé. "C'est de plus en plus souvent qu'il y a des gens qui sont embêtés, ils sont au RMI et quand ils ont un deuil, ils n'ont pas de sous pour faire face" a-t-il déclaré. |
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en effet je serais sur la plate forme du sidaction 2007 POUR recueillir vos promesses de dons
vous pouvez aussi êtres bénévoles et ou aussi donner en téléphonant au 110
merci pour eux,
Première (bonne) résolution : éviter l'ascenseur
LE MONDE | 01.01.07 | 15h45 • Mis à jour le 01.01.07 | 15h45 |








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 oujours se méfier des ascenseurs. Le conseil valait en 2006, aucune raison de ne pas le retenir en 2007. Il faut savoir éviter les ascenseurs, les contourner, les oublier. Ne serait-ce que pour garder la forme, si on en a la possibilité. Multiplier les flexions-extensions... Donc, bonne année, bonne santé, mais prudence. Sachez vous abstenir. Sachez refuser l'ascenseur. Prenez une bonne résolution en ces temps de bilan et de perspectives. En 2007, dites non à l'ascenseur.
Le moment est propice. Vous vous rappelez certainement le film Le Père Noël est une ordure et de la longue séquence hilarante de l'ascenseur. Si la présidente de l'association caritative à la noix (Josiane Balasko) avait suivi notre conseil, elle ne serait pas montée dans l'ascenseur pour quitter son domicile et n'aurait pas passé tout son réveillon dans cette cabine étroite et austère appelée ascenseur, du latin ascensum. Le psy psycho-rigide (Thierry Lhermitte) n'aurait pas mis un temps fou à l'extirper du piège fatal.
L'ascenseur, on sait pertinemment quand on y entre. On sait moins quand on en sort. Une jeune fille vient d'en faire l'expérience dans la région parisienne. Entrée le mardi matin dans la cabine, elle en est ressortie le vendredi après-midi. Cela s'est passé à Bobigny. Partie pour aller chercher du pain, Safiatou, 18 ans, est restée bloquée quatre jours sans boire ni manger. Transie de froid. Son père et ses proches l'ont cherchée partout sauf là, puisque le dépanneur et le gardien assuraient que la cage était vide.
La cage, ici, est bien le mot qui convient. Qu'elle soit en bois ou en fer, il faut se méfier. L'avoir à l'oeil. La surveiller. Ignorer les certitudes des techniciens. Ne pas se laisser tenter. Ne pas hésiter à cogner, taper, tambouriner à sa porte.
L'ascenseur est un drôle d'endroit. Un lieu de passage anonyme, un entre-deux, une sorte de no man's land où les gens se sourient de travers, font semblant de se dire bonjour ou bien se tordent carrément la bouche dans un rictus refroidissant. Dans un ascenseur, on ne parle pas, on grimace, on meuble, on sourit jaune. On échange des mots, des bribes de conversation, du small talk comme on dit chez les snobs.
"Bonjour !
- Bonjour !
- Ça va ?
- Ça va..."
Les sociologues, qui analysent tout et même nos échanges en small talk, ont pris un malin plaisir à décortiquer ces instants où se mêlent des impressions de gêne plus ou moins vague, des moments de flottement, de recherche d'une longueur d'onde commune. Les regards se croisent, s'évitent, se fuient, partent à la dérive. On devrait donner des cours de savoir-vivre pour mieux se comporter dans les ascenseurs. Apprendre à regarder ses chaussures de manière décontractée, à relever la tête et à fixer le plafond simplement, à poser son regard sans affolement, à fixer le miroir sans se voir. Bref, parvenir à échapper au confinement spatial et mental.
Car l'ascenseur parvient rarement à faire totalement oublier qu'il se referme sur vous comme une prison provisoire. Seul, vous risquez d'y être oublié. On l'a vu. A plusieurs, le danger peut éventuellement rôder. Un malfaiteur vient d'être arrêté dans la région parisienne, soupçonné d'avoir suivi pour les voler une vingtaine de femmes en quelques mois dans des halls d'immeubles et des ascenseurs. La cabine était devenue une impasse. Pas d'issue de secours.
C'est dire que l'ascenseur possède bien des défauts même si nous n'arrivons pas à nous en passer. L'ascenseur, c'est rarement positif, festif, agréable. Sauf quand il s'agit de l'ascenseur social. Mais justement, il est en panne | |
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