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Politiques
Forni: «Le temps de François Hollande est passé»
L’ancien président de l'Assemblée nationale Raymond Forni a appelé lundi à «une refondation» du PS avec un «nouveau responsable».
Par Liberation.fr
Les bisbilles et la cacophonie continuent au parti socialiste. Alors que près de deux Français sur trois (64%) se disent favorables à l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République selon un sondage IPSOS pour Le Point à paraître jeudi, les socialistes continuent de se torpiller sur le thème: haro sur la direction actuelle du parti. Comme DSK il y a quelques jours, l’ancien président de l'Assemblée nationale Raymond Forni n’y va pas de main morte et a appelé à son tour à «une refondation» du PS mais avec un «nouveau responsable» en estimant que «le temps de François Hollande» à la tête du Parti socialiste était «passé». Comme DSK, Forni appelle à un aggiornamento social-démocrate en se déclarant «favorable à une refondation sur la base de ce qui se fait dans d'autres pays d'Europe. Car on ne pourra pas être les derniers révolutionnaires qui maintiennent en vie des partis ou des groupuscules qui ne représentent qu'eux-mêmes», a-t-il déclaré sur la chaîne parlementaire LCP. Pour l'ancien député du Territoire de Belfort, «le temps de François Hollande est passé (...) On ne pourra pas maintenir les choses en l'état, cela me paraîtrait suicidaire».
Dans un genre bien différent, la compagne du premier secrétaire et ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal est sorti de sa réserve à Poitiers pour se féliciter que certaines des premières mesures annoncées par le président de la République rendaient «hommage» à des volets de son pacte présidentiel. «Des propositions de mon pacte présidentiel contestées par Nicolas Sarkozy sont aujourd'hui dans un projet de loi comme le revenu de solidarité actif ou l'éco-développement», a constaté Ségolène Royal lors d'un point de presse sans caméra ni micro à la maison de la région à Poitiers qu'elle retrouvait après la présidentielle et une semaine de vacances en Tunisie.
«Ce projet se met en place avec la personnalité avec laquelle j'ai travaillé sur ce sujet pendant la campagne présidentielle. C'est un hommage en quelque sorte qui est rendu à bien des volets de mon pacte présidentiel», s'est-elle réjoui en faisant référence à Martin Hirsch, nommé Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. La députée des Deux-Sèvres, qui a appelé les électeurs à «donner la plus grande majorité possible aux élus socialistes», dit avoir «reçu une centaine de demandes» de candidats lui demandant de venir les soutenir. Elle a confirmé que pour sa part elle ne se présentait pas aux élections législatives «pour éviter le cumul des mandats» auquel elle est opposée. «Contente» de son propre aveu de retrouver son conseil régional du Poitou Charentes où elle a présidé une réunion dans l’après-midi, son retour réjouissait même jusqu’à Henri de Richemont (UMP), leader de l'opposition au conseil régional. «Je suis content de la garder. Je n'aurai pas aimé qu'elle nous quitte. Je vais pouvoir la battre aux prochaines élections régionales», a-t-il déclaré. Un combat qui sera difficile: selon un sondage LH2-Libération à paraître demain, ségolène Royal reste la personnalité préférée des sympathisants socialistes et plus de 50% des Français ont d’elle une opinion favorable.
Le député de l'Essonne, porte-parole du PS, était l'invité de RTL jeudi matin. Il s'est déclaré contre les "débauchages individuels" de personnalités de gauche pour entrer au gouvernement. A ses yeux, les socialistes ainsi tentés veulent être "près du soleil".
- Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Julien Dray.
Julien Dray : Bonjour.
- "17 ans et demi, ma vie a été courte. Je n'ai aucun regret. Je vais mourir avec Tintin, Michel, je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa. Je vous embrasse de tout mon coeur d'enfant. Courage. Votre Guy qui vous aime". Ces mots sont les derniers de la lettre qu'a écrite Guy Moquet, jeune résistant communiste avant d'être fusillé le 22 octobre 1941 à Chateaubriand par les Nazis. Et hier, Nicolas Sarkozy, Président de la République, a décidé que cette lettre serait lue désormais en début d'année à tous les lycéens de France. Approuvez-vous cette décision, Julien Dray ?
C'est une Lettre très émouvante, qui prend aux tripes évidemment. Et donc, oui si on la lit aux lycéens de France pour leur rappeler le pays auquel ils appartiennent, les combats qui ont été les combats de la jeunesse, y'a pas de critiques à apporter ?
- Cette décision ne vide-t-elle pas, Julien Dray, le procès d'anti-républicanisme que vous avez fait à Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale ?
Je vais dire : évoquer la Résistance c'est le combat de la Résistance. Evoquer ses figures symboliques qui ont été, notamment tous ces jeunes qui ont donné leur vie pour la liberté, ne clôt pas le débat politique qui a lieu entre nous, d'avoir sur le modèle de société.
- Mais quand même la personnalité de Nicolas Sarkozy que vous avez mise en cause, ce procès n'apparaît-il pas là déplacé ?
Non. Ecoutez. Vous savez, moi je connais bien Nicolas Sarkozy. Nous avons le même âge et nous avons été élus député en même temps, et nous nous sommes souvent affrontés. Il a fait une très belle trajectoire politique. Alors, je sais à peu près comment ça fonctionne ? Ca fonctionne de la manière suivante. Vous avez déjà vu un Feu d'artifice.
- Ah oui, ça m'est arrivé.
Dans un feu d'artifice, il y a ce qu'on appelle le bouquet final, à la fin. Ca flambe de partout. Alors, Nicolas Sarkozy, il a inventé une technique qui est très simple : le bouquet final, c'est au début. En général, d'ailleurs, y'a toujours un sondage après qui dit que le bouquet final est très beau. Derrière, en général, ça ne suit pas.
Alors, je l'ai vu dans l'exercice de ses fonctions et c'est pas, je veux dire, faire insolence que de dire que dans le cadre de sa fonction de ministre de l'Intérieur au début, ça a flambé de tous les côtés. D'ailleurs, certains disaient : Oh la belle bleue ! Oh la belle rouge ! parce que ça bougeait de tous les côtés.
Derrière, la réalité a été beaucoup plus dure, notamment pour des élus de banlieue comme moi qui voient ce qui se passe exactement dans les quartiers et qui voient malheureusement une jeunesse partir à la dérive. Donc, je sais que dans ces premières semaines et dans ces premiers mois, on va avoir droit au bouquet final avec une multiplication de sondages qui vont dire : que tout change, que tout bouge. Voilà. Il ne faut pas être pavlovien.
- Mais le danger est toujours là, d'après vous ?
Oui, le danger est toujours... Non. Attendez ! Moi, j'ai jamais participé... J'ai pas...
- ..."Un homme dangereux", on a entendu çà. On n'a pas rêvé, Julien Dray !
Pour que les choses soient claires, ce n'est pas moi qui ai écrit ce pamphlet stérile et inutile fait par M.Eric Besson qui est aujourd'hui le conseiller de Nicolas Sarkozy.
- C'est le Parti socialiste qui l'a édité ce pamphlet-là, non ?
Oui, oui, non mais je pense que c'était une erreur. Voilà. Si vous voulez... Je pense que c'était une erreur, et je pense que nous étions un certain nombre à ne pas trouver ça bien et qu'on aurait dû, à l'époque au Bureau national, le dire...
- Mais vous ne l'avez pas dit ?
Non, parce que...
- Pourquoi ?
Pourquoi ? Parce qu'on était dans le mouvement, qu'on a laissé faire. Ca arrive de temps en temps. Mais, franchement, on est dans le passé. Voilà. D'ailleurs, Ségolène Royal l'a dit. La première altercation qu'elle a eue avec Eric Besson, c'est en lui disant que le jugement n'était pas le bon, voilà.
Donc, je pense, moi (vous m'avez invité à plusieurs reprises) - vous m'avez entendu, vos auditeurs le savent. Je ne suis pas celui qui fait des procès en sorcellerie à Nicolas Sarkozy. Je l'ai dit d'ailleurs à l'époque quand il était devenu ministre de l'Intérieur. Je suis pour une opposition frontale, comme dirait un de nos dirigeants politiques, mais pour une opposition constructive. C'est-à-dire on jugera sur les actes, pas simplement sur les feux d'artifice.
- Alors, lors de son discours d'investiture, hier, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a déclaré ceci : "Au service de la France, il n'y a pas de camp. A tous ceux qui veulent servir la France, je dis du fond de mon coeur que je suis prêt à travailler avec eux". Discours d'ouverture ?
Alors, écoutez, je vais vous dire une chose. Il y a l'état d'esprit du Président de la République actuel qui veut discuter, dialoguer et c'est normal : c'est le rôle d'ailleurs du Président de la République. C'est la définition même de sa fonction.
Maintenant, je pense - si vous voulez - qu'il faut faire attention aux méthodes. Et moi, je ne suis pas d'accord pour le débauchage individuel. Je pense que quand il y a une campagne électorale, quand on a des idées, on les défend. Et si on veut respecter la politique et respecter nos concitoyens, il ne faut pas leur donner le sentiment qu'à la fin de la campagne électorale, l'échange des arguments n'avait aucune valeur, n'avait aucun sens, que tout était pareil et qu'on peut se retrouver après et se taper sur le ventre en disant : on a fait une bonne campagne, et maintenant, on se retrouve ensemble au gouvernement. Je suis pour que chacun se respecte.
S'il doit y avoir ouverture, on la verra à l'Assemblée nationale. On la verra dans la discussion des projets de loi, on la verra dans les projets qui sont faits, on la verra dans la prise en considération par le Président de la République des oppositions à ces projets et la manière dont il sera en capacité, alors, d'écouter.
Le débauchage n'est pas une bonne chose, parce que c'est un mauvais service qu'on rend à la république et à la politique parce qu'on donne le sentiment, après, à nos concitoyens que finalement dans les campagnes électorales, on peut dire tout et n'importe quoi puisqu'après, c'est tous pareils. Et moi je ne suis pas d'accord pour que ça soit tous pareils.
Donc, je crois que... Vous savez, il y a une chose qu'a dit tout au long de la campagne, le Président de la République, c'est qu'il croyait aux convictions, il croyait aux idées, qu'il fallait réhabiliter le débat politique. Et la manière de réhabiliter le débat politique, c'est effectivement de considérer qu'on peut ne pas être d'accord et qu'on doit pouvoir dialoguer sans faire ce débauchage individuel parce que vous savez, comme moi : il y a toujours quelques faiblesses dans la nature humaine, et ça n'est pas bien de jouer sur ces faiblesses de la nature humaine...
- Bernard Kouchner, c'est de la faiblesse s'il rejoint le ministère des Affaires étrangères, demain ?
Il y a un ami à moi qui m'a évoqué, hier soir, ce proverbe chinois : "Quand l'élève est prêt, le maître arrive".
- Et alors ?
Eh bien, je pense qu'il y a un certain nombre de personnalités de Gauche, mais qui sont d'abord et avant tout, des personnalités avec tout le respect que je leur dois...
- On parle de Bernard Kouchner, là ?
De Bernard Kouchner comme d'autres. Quelques noms sont évoqués qui vont participer... qui ont, parfois, besoin d'être toujours près du soleil. Alors, c'est vrai que c'est dur d'être dans l'opposition.
- C'est de la faiblesse humaine ?
Je pense que ça fait partie de la faiblesse humaine, parce que c'est vrai que c'est dur d'être dans l'opposition. C'est vrai que c'est dur, parfois, d'être battu sur ses idées, sur son identité. C'est vrai qu'il faut accepter cela. C'est vrai que le temps peut être long dans l'opposition ; mais je pense que... Je crois que quand on croit à ses valeurs, quand on croit à son identité, on doit accepter aussi cela.
- Ségolène Royal avait dit qu'elle ferait une fête de remerciements pour ses électeurs à La Courneuve dans quelques jours. Et puis, on a appris par une indiscrétion de la presse que cette fête pourrait être annulée. Est-ce que c'est vrai ?
Je vais vous faire une confidence. On a un problème de sous. Voilà. Parce que ces choses-là coûtent de l'argent, que nous avons été au bout de nos comptes de campagne et que nous avons une élection législative. Donc, il y aura un certain nombre de rassemblements et donc un rassemblement à Paris que nous sommes en train de préparer, peut-être pas sous la forme de ce grand rassemblement festif qu'on voulait au départ parce que ça coûte de l'argent.
Mais je voudrais dire, si vous me permettez, que la bataille politique des Législatives commence et je sais que dans ce moment actuel, il y a beaucoup d'électrices et d'électeurs de Gauche qui peuvent être tentés par une sorte de fatalisme et de résignation. Ils n'ont pas à avoir honte de ce qu'ils ont fait et de ce qu'ils ont voté. Ils ont à être fiers de leur engagement politique et je leur dis : ne baissez pas les bras. Et puis si, ce matin, ils se sont levés tôt comme nous, venez nous rejoindre, venez nous aider, la Gauche a besoin de vous.
- Donc, la fête est annulée ?
On fera un rassemblement qui prendra une forme certainement festive mais qui sera un peu moins grandiose que ce qu'on espérait à cause des sous. Mais on ne sait jamais, vous savez ! Je pense que dans les semaines à venir, il y a beaucoup de gens de Gauche qui sont prêts aujourd'hui aussi à dire qu'ils sont là, que la Gauche est là et qu'elle fera son travail.
- D'un mot, Julien Dray, porterez-vous plainte contre le livre des deux journalistes du "Monde", "La femme fatale" ?
Je vous ai dit qu'il y aurait des suites judiciaires, il va y en avoir parce que je considère que...
- Vous porterez plainte ?
Oui, je suis en train de travailler à çà. Pas moi, mes avocats sont en train de travailler à cela. Je considère que le journalisme doit savoir aussi respecter un certain nombre de formes. Et ça me permet de faire une allusion à ce qui est en train de se passer aussi. Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'il y ait autant de collusions entre les responsables politiques et entre un camp politique et un certain nombre de journalistes. Et quand je vois les embauches qui sont faites et qui sont annoncées ces dernières minutes, ces derniers jours plus exactement, je suis inquiet.
- Julien Dray, inquiet, invité de RTL. Bonne journée.
Merci.
| Fillon à Matignon, 61% des Français approuvent |
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Près de 3/4 des sondés approuvent une éventuelle nomination de Bernard Kouchner au quai d'Orsay, mais 55% sont contre celle de Juppé à l'Environnement.
Perçu comme courageux et compétent par 2/3 des sondés, François Fillon n'est toutefois jugé capable de faire les réformes dont la France a besoin que par 52% des Français.
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Tandis que François Fillon a pris vendredi matin ses quartiers à Matignon et qu'aussitôt il s'est mis au travail, recevant les ministrables (lire notre article), un sondage Opinionway pour LCI et Le Figaro (*) révèle que sa nomination est plutôt bien perçue. 61% des sondés y voient une bonne chose, contre 38%, 1% ne se prononçant pas. Mais si 68% des sondés le jugent courageux et 65% compétent, une petite majorité (52%) le croient capable de faire les réformes dont la France a besoin. 53% des sondés le trouvent en outre sympathique et 50% à l'écoute des Français.
Autre personnalité sur laquelle les sondés ont été interrogés : Bernard Kouchner, seul socialiste qui devrait figurer parmi les 15 ministres du gouvernement, dont la liste sera dévoilée vendredi à 9h45. Pas moins de 71% jugent que sa nomination au quai d'Orsay serait une bonne chose, contre 28% et 1% sans opinion.
En revanche, le retour en force d'Alain Juppé, donné à la tête d'un grand ministère Environnement, Développement durable, Energie et Transports, est majoritairement mal perçue. 55% des personnes interrogées trouvent que ce serait une mauvaise chose, contre 43% et 2% sans avis. |

PS
Royal et Hollande: tensions au grand jour LEXPRESS.fr
Le couple le plus célèbre de la vie politique française porte plainte contre deux journalistes. Dans un livre à paraître, ces derniers évoquent, par allusions, la mésentente sentimentale entre Ségolène Royal et François Hollande
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ouveau coup dur pour Ségolène Royal. Trois jours à peine après sa défaite, la voilà qui doit faire face à la publication d’un livre qui prétend dévoiler les petits secrets de sa campagne.
La Femme fatale, qui doit paraître prochainement aux éditions Albin Michel, écrit par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, lève notamment un peu du voile qui obscurcit la relation entre Ségolène Royal et François Hollande, compagnons dans la vie, mais aussi rivaux en politique. Ces derniers ont décidé mercredi de porter plainte "du fait d’atteintes à l’intimité de leur vie privée, comme à leur honneur et leurs considérations", ainsi que l’indique un communiqué sibyllin de leur avocat, Maître Jean-Pierre Mignard. Ce dernier a précisé à Reuters qu'il ne demanderait pas l'interdiction de l'ouvrage, mais sa condamnation pour les infractions supposées visées dans sa plainte. Il n'a pas précisé quels passages du livre il visait dans la procédure.
Le livre, dont le Nouvel Observateur publie, sur son site Internet, les bonnes feuilles, soutient la thèse selon laquelle Ségolène Royal aurait fait constamment cavalier seul contre son compagnon, père de ses quatre enfants. Cet affrontement entre le premier secrétaire du PS et la candidate se fondait en partie, selon la thèse des auteurs, sur une mésentente sentimentale dans le couple, qui n'est cependant exposée que par allusions dans l'ouvrage.
On apprend notamment comment, un soir de novembre 2005, Julien Dray et François Rebsamen sont "les témoins involontaires d’une querelle intime". Les auteurs montrent aussi comment Julien Dray, "depuis qu’il s’est retrouvé projeté dans un conflit conjugal qui n’est pas le sien, a compris qu’il a gagné un nouveau pouvoir". Et ils racontent la réaction courroucée de François Hollande lorsqu’il apprend la rencontre entre sa compagne et le philosophe Bernard-Henri Lévy, et surtout sa "mise en scène galante".
Autant de détails qui n'ont pas plu aux deux intéressés, surtout au moment où la défaite les a plongés dans une nouvelle bataille, celle qui a lieu, en coulisses, pour le contrôle du parti socialiste. Une bataille où leurs intérêts, une fois de plus, divergent. |
A Lyon, des peines «exemplaires» requises contre les anti-sarko
Un rassemblement anti-Sarkozy, dimanche soir à Lyon (REUTERS)
La procureure de la République de Lyon a réclamé mardi six mois de prison ferme à l’encontre de cinq manifestants interpellés dimanche soir dans le centre ville.
Par Alice Géraud, à Lyon
LIBERATION.FR : mardi 8 mai 2007
Cinq manifestants anti-Sarkozy interpellés dimanche soir dans le centre ville ont comparu mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour violences contre des policiers. La procureure de la République a requis six mois fermes à l’encontre de chacun d’entre eux. Des peines qu’elle voulait «exemplaires». «Qu’est-ce que ce pays où l’on ne respecte pas le choix des électeurs?», a-t-elle martelé à plusieurs reprises.
Parmi ces jeunes garçons, le tribunal a notamment eu à étudier le cas de trois étudiants à Science Po. Adil, Fabrice et Joshua, 20 ans, se trouvaient avec une quinzaine de camarades de leur promotion sur les quais du Rhône vers 22 heures dimanche soir. Les forces de police viennent de disperser une première manifestation aux abords d’une péniche-discothèque louée par les militants de l’UMP.
Les trois garçons redescendent le quai, suivis par deux gardiens de la paix en voiture de police. La troupe est agitée. Fabrice fait tomber deux barrières de sécurité sur la voie publique pour, explique-t-il, «barrer la circulation». Selon les policiers, il aurait «jeté» ces barrières sur leur voiture. Un des gardiens de la paix attrape Fabrice et le maîtrise au sol. Des manifestants, dont Adil, essaient de s’interposer. Le deuxième policier, une femme, lâche alors son chien sur une jeune fille. C’est alors qu’intervient Joshua qui pousse à terre la policière pour tenter de dégager le chien du mollet de sa camarade.
A l’audience, les trois garçons reconnaissent les faits mais contestent formellement la version des policiers qui disent avoir été frappés à terre et battus à coups de pieds et de poings par une quinzaine de jeunes gens. «Soyons sérieux, si cela s’était passé comme cela, les policiers s’en seraient tirés avec une simple contusion, c’est-à-dire même pas une ecchymose à l’épaule», plaide Bertrand Sayn, l’avocat des jeunes garçons.
Fabrice, Adil et Joshua (ce dernier est de nationalité allemande) n’ont aucun casier judiciaire. Ils sont issus de milieux sociaux plutôt aisés. «Je sais quelles conséquences cette condamnation aurait sur la poursuite de leurs études mais ils ont pris leurs responsabilités en descendant dans la rue ce soir-là. Des étudiants en science politique devraient avoir l’intelligence d’analyser sereinement les résultats d’une élection», a tranché la Procureure. Les jugements doivent tomber dans la soirée.
Dérapage mal contrôlé de la candidate
Royal a évoqué des risques de «violences» si Sarkozy est élu.
Par Pascal VIROT
QUOTIDIEN : samedi 5 mai 2007
Le pied à fond sur l'accélérateur. Quitte à frôler la sortie de route. Vendredi matin, Ségolène Royal s'en est prise sur RTL à son rival en estimant que sa candidature était «dangereuse» pour la France, prévoyant «des tensions très fortes dans le pays» si le «candidat de la droite dure» accédait à l'Elysée. Plus fort encore, la candidate socialiste a affirmé «avoir la responsabilité de lancer une alerte par rapport au risque de la candidature [de l'ancien ministre de l'Intérieur], par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays».
Clairement, elle a laissé entendre que ces violences pourraient se dérouler dans les banlieues. «Tout le monde le sait mais personne ne le dit, il y a une sorte de tabou», a-t-elle affirmé, ajoutant que Sarkozy «ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires» sans être «encadré par plusieurs centaines de policiers».
Réaction. Cette sortie a provoqué en retour une réaction particulièrement courroucée des porte-parole du candidat de l'UMP. «Ces déclarations sont inadmissibles et irresponsables de la part de quelqu'un qui prétend occuper les plus hautes fonctions de la République», ont dénoncé Rachida Dati et Xavier Bertrand.
Gêne. Côté socialiste, la gêne était perceptible, notamment chez Julien Dray. Le porte-parole de la candidate a indiqué ne pas être «de ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy est une menace pour la République française et que demain il va falloir rentrer en résistance et se préparer à je ne sais quelle clandestinité».
La gauche, a-t-il expliqué sur RFI, doit «assumer la confrontation d'idées», combattre le projet de Nicolas Sarkozy et démontrer en quoi il est «dangereux».
Jeudi 03 mai 2007 - 23h36 SOFRES Nicolas Sarkozy recueillerait 54,5% (+2,5) au second tour et Ségolène Royal 45,5%, selon un sondage TNS-Sofres réalisé jeudi 3 mai
CSA Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal avec 53% (+1) contre 47, selon un sondage CSA-Cisco réalisé jeudi 3 mai
La gauche au plus bas
Lundi 23 avril 2007 à 04:06 :: Michel Soudais ::#247 ::rss
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle marquent un recul de la gauche dans son ensemble. Elle totalise 36,46% au soir du 22 avril contre 42,89% au soir du 21 avril 2002, de sinistre mémoire.
Voici la totalisation nationale établie cette nuit par l’AFP. Seuls manquent les suffrages des Français de l’étranger, qui ne seront communiqués par le ministère des Affaires étrangères que dans la journée de lundi.
Iinscrits : 43.659.137
Votants : 36.935.456
Exprimés : 36.401.391
Abstention : 15,40%
Nicolas Sarkozy........ 11.324.741..... 31,11%
Ségolène Royal.......... 9.405.055..... 25,84%
François Bayrou......... 6.750.869..... 18,55%
Jean-Marie Le Pen..... 3.824.771..... 10,51%
Olivier Besancenot..... 1.494.721....... 4,11%
Philippe de Villiers......... 815.851....... 2,24%
Marie-George Buffet...... 705.830....... 1,94%
Dominique Voynet......... 570.324....... 1,57%
Arlette Laguiller............. 486.577....... 1,34%
José Bové...................... 479.222....... 1,32%
Frédéric Nihous.............. 420.112....... 1,15%
Gérard Schivardi............. 123.318....... 0,34%
Il faut remonter très loin dans l’histoire de la Ve République pour trouver une gauche aussi faible. Sans doute avant le congrès d’Epinay, qui permis la reconstruction du PS. Pourtant, dimanche soir, rue de Solferino, les responsables socialistes se félicitaient du score de leur candidate en notant qu’elle se trouvait dans le cas de figure de François Mitterrand en 1981 face à Valéry Giscard d’Estaing. Le candidat du PS avait alors obtenu 25,9% face au président sortant (28,3%).
Remarquons d’emblée que Nicolas Sarkozy fait un peu mieux que « l’Ex ». La stratégie du président de l’UMP qui s’est méthodiquement employé à siphoner l’électorat du FN a bien fonctionné. Le recul spectaculaire de Jean-Marie Le Pen l’atteste. Faut-il pour autant se réjouir de cet affaiblissement attendu depuis 20 ans si c’est pour voir les idées de l’extrême droite reprises par le candidat de la droite, au risque qu’elles soient demain au pouvoir ?
Mais surtout, si Ségolène Royal fait jeu égal avec François Mitterrand, la situation n’est en rien comparable. En 1981, le futur président de la République, pouvait compter sur d’importantes réserves de voix à gauche : 20,9%, et même 24,8% si l’on prenait en compte les voix qui s’étaient portées sur l’écologiste Brice Lalonde. Dimanche soir, le total des voix qui se sont portées sur Besancenot, Buffet, Voynet, Laguiller, Bové et Schivardi s’élève péniblement à... 10,62%. La gauche du "non", faute d’avoir été capable de s’entendre sur un candidat unitaire sort atomisée de ce scrutin. Et les stratèges socialistes en sont réduits à chercher leur salut dans un sursaut anti-Sarko des électeurs de l’UDF et... du FN.
La dernière trahison de Rocard !
Ce n'est pas la première fois qu'il donne des coups de poignard dans le dos de la gauche et des socialistes en plein combat : - il avait déjà défendu la loi Fillon sur les retraites contre le vote unanime du parti qui, en plein congrès de Dijon, et dans un pays massivement mobilisé en 2003, proposait de l'abroger... Rocard avait trahi en pleine bataille 66 % de l’opinion populaire qui, jusqu’au bout avait refusé la loi Fillon ! - il avait déjà essayé de torpiller à maintes reprises, par maintes déclarations,les 35 h hebdomadaires sans perte de salaire, en proposant qu'elles se fassent au "volontariat" selon de Robien, et non pas par la loi comme le proposait Lionel Jospin, - il avait déjà, le premier pris la défense du Tce, traité libéral européen, en expliquant que l'Europe sociale était définitivement morte, qu’elle ne pouvait plus peser contre la mondialisation libérale, qu’elle était définitivement un “grand marché”...
On savait qu’il n’y avait plus rien du Rocard du Psu, ni du Rocard des assises pour le socialisme On savait qu’il était à droite de l’aile la plus droitière de la gauche, Mais là, avec ceux de ses amis qui le supportent encore, ils franchissent la barrière.
Voilà qu’à 10 jours d’une élection décisive, et alors que chaque voix compte pour ne pas ré éditer le 21 avril 2002, Rocard tend la main au camp adverse dans ce qu'il a de plus confus et donc de plus redoutable. Alors qu’il faut clarifier entre droite et gauche, il brouille délibérément le clivage.
Faire appel à la droite pro-Bayrou aujourd'hui au lieu d'aider les électeurs à choisir leur camp, c'est tenter de torpiller la candidature de Ségolène ROYAL pour aider l'homme de l'UDF, l’ami qui invitait Rocard en août dernier à son université d’été, et où il se rendait plutôt que de venir à celle des socialistes...
Rocard, c’est l’histoire de la désertion progressive du camp de la gauche, c’est la rupture, même avec ses amis sociaux-libéraux : il ne reste de lui, aujourd’hui, que le compagnon du libéralisme tout comme ces “Gracques”, ces technocrates abreuvés au biberon du capitalisme mondialisé qui se sont manifestés il y a quelques semaines pour appeler Ségolène à se ranger derrière Bayrou
C’est sans doute ce qu’il y a de plus détestable en politique, car ils vont jusqu’à essayer d’user de leurs derniers feux, des derniers souvenirs de lorsqu’ils étaient à gauche, pour donner le coup de pied de l’âne, pour rendre la trahison la plus efficace possible...
Les “Gracques” (ces 53 hauts technocrates prétendument socialistes qui se sont dits pour la droite de Bayrou) et Rocard, c’est effectivement ce qui “pourrit” le plus la gauche aux yeux de millions et de millions de travailleurs
... Ils ont commencé il y a longtemps, par dire qu’il ne fallait plus lutter mais négocier, par expliquer qu’il ne fallait plus de lois sociales, mais des accords avec le patronat, par assurer que le socialisme n’était plus possible mais une vieille lune... Tous ces hauts salaires technocrates ont “décollé” de la réalité sociale, ils sont rangés dans le camp de l’establishment, ils ne souffrent plus et ne pensent plus à la souffrance du salariat, ils ne réfléchissent plus au partage des richesses, ils jouent les oracles au service de leurs nouveaux compagnons, la vieille droite orléaniste qui se prétend du “centre”, les Giscard-Barre-Bayrou...
Gérard Filoche, vendredi 13 avril
------ Fin du message transféré --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ségolène Royal appelle au sursaut à gauche "et au-delà
BELFORT (Reuters) - A neuf jours du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal appelle la gauche "et au-delà" à un "sursaut" pour faire barrage à une "droite encore plus dure" que le gouvernement sortant.
Lors d'une réunion publique à Belfort, la candidate socialiste a estimé que la France selon Nicolas Sarkozy pouvait déboucher sur une "guerre civile" dans les cités et accusé l'UMP de "négocier en douce" une alliance avec le Front national.
Sous les yeux de Jean-Pierre Chevènement, son hôte de la journée, la présidente de Poitou-Charentes a répondu à sa manière à l'appel de Michel Rocard à former une alliance PS/UDF avant le premier tour, tendant la main aux électeurs centristes.
Pour l'emporter le 6 mai, il faut "que nous mobilisions bien sûr dès le premier tour l'électorat de gauche pour que le 22 ne ressemble pas à un certain 21 avril" 2002, date de l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour, a concédé l'ancienne ministre de la "gauche plurielle".
Mais elle s'est également tournée vers "les hommes et les femmes de progrès (...) toutes celles et ceux aussi, au-delà de la gauche, qui pensent que la France a la capacité de mettre en place le progrès social pour tous et le respect pour chacun".
Sereine, elle a estimé que "ceux qui hésitent encore" savent "au fond d'eux même que la France vaut bien mieux que ce qu'elle a aujourd'hui". Ils savent ce que le projet de société préparé par l'UMP "recèle de brutalité, de violences, de guerre civile" à laquelle elle a opposé "le retour à la paix civile" qu'elle incarnerait.
La France qui se dessine avec l'UMP, "ce n'est pas celle que nous voulons construire nous hommes et femmes de gauche et au-delà hommes et femmes de progrès".
"Il nous faut un sursaut! C'est à ce sursaut que je vous appelle aujourd'hui", a-t-elle lancé devant un grand drapeau tricolore portant la statue de la République en son centre. "Il faut éviter à la France une droite encore plus dure".
"VOTE UTILE" OU "VOTE CONSCIENT"
"Je vous demande de vous mobiliser pour que la France ait cette audace. Je vous demande de vous mobiliser pour que je puisse devenir la présidente de la France présidente", a lancé la présidente de Poitou-Charentes au millier de partisans massés dans la petite salle des fêtes de la ville.
Comme à Metz mercredi puis à Besançon jeudi, Ségolène Royal a attaqué Nicolas Sarkozy sur sa "crédibilité", l'accusant de promettre aujourd'hui le contraire de ce qu'il a fait hier ou de faire des appels du pied allant de la gauche à l'extrême-droite.
"On voit s'accumuler les déclarations du candidat de l'UMP qui petit à petit révèle son vrai projet celui qu'il cache encore partiellement mais qui sera encore beaucoup plus dur pour les faibles et plus généreux pour les forts", a-t-elle estimé.
"Je n'ai même pas à en rajouter sur ce qui est dit et qui ne fait pas honneur au débat public (...) Je n'ai pas besoin d'inventer des concepts. Je n'ai pas besoin de citer Jaurès 27 fois comme il l'a fait hier pendant que son bras droit M. Hortefeux commence à négocier en douce avec le Front national", a-t-elle martelé.
Alors que les sondages font état d'une part importante d'électeurs indécis mais la donne toujours en deuxième position derrière le candidat de l'UMP, Ségolène Royal a sonné la mobilisation sans toutefois prononcer l'expression "vote utile".
Lors d'une rencontre informelle avec la presse jeudi soir, elle a expliqué lui préférer la formule du "vote conscient" qui permet aux électeurs "d'anticiper ce qui peut se passer" avec tel ou tel bulletin de vote.
La candidate de gauche ne "veut pas donner le sentiment qu'on prive (les électeurs) de leur liberté de vote (...) Il n'y a pas de vote inutile", a-t-elle expliqué.
A Belfort, où l'attendait une mini-manifestation de partisans de Jean-Marie Le Pen, elle a appelé à la participation.
"Je le dis, dites-le autour de vous: 'Ne vous abstenez pas!' (...) C'est une page de l'Histoire de France qui va s'écrire. Tous ceux qui ont le droit de vote doivent venir voter (...) Venez voter en toute liberté mais venez voter!"
Ségolène Royal reste donc la seule des quatre candidats interrogés par L'Express à refuser catégoriquement d'évoquer le montant de ses revenus. Sa situation est, il est vrai, un peu différente de celle des autres prétendants à l'Elysée: elle n'est pas mariée avec son compagnon, François Hollande. Ils ont donc la possibilité d'effectuer des déclarations séparées, en se partageant les parts des enfants à charge. Ce qui permet, dans certains cas, à l'un des deux contribuables d'alléger considérablement le montant de l'impôt acquitté, en prenant à son compte toutes les déductions dont le couple peut bénéficier. Le directeur de son cabinet, Christophe Chantepy, nous a adressé, le 9 avril, une fin de non-recevoir: «Mme Royal ne vous donne pas l'autorisation de publier les éléments qui sont en votre possession relatifs à ses cotisations d'impôt sur le revenu, qui sont incomplets.» Pourtant, les informations que nous avons transmises à Mme Royal étaient très précises et méritaient à tout le moins un commentaire
DE tous les candidats contactés, tous ont répondus sauf 2
MARIE SEGOLENE ROYAL
Jean marie le pen
M. Le Pen voit une "différence" entre lui et M. Sarkozy "qui vient de l'immigration" |
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 e candidat du Front national Jean-Marie Le Pen a ciblé ses attaques, dimanche 8 avril, sur son adversaire de l'UMP Nicolas Sarkozy. "C'est un candidat qui vient de l'immigration, moi je suis un candidat du terroir. C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français", a-t-il déclaré lors du Grand rendez-vous Europe 1/TV5 Monde et Le Parisien-Aujourd'hui en France, faisait allusion aux origines hongroises, par son père, de M. Sarkozy. "Lui-même s'en est servi comme argument" pendant la campagne, a-t-il souligné.
il a également jugé que l'avance de M. Sarkozy dans les sondages l'avait amené à dire "beaucoup de choses, quelquefois un peu absurdes, comme celle sur les gènes". Le candidat UMP "a repris les vieilles thèses du XIXe siècle sur le criminel-né", a-t-il commenté à propos des déclarations de M. Sarkozy sur le caractère inné de la pédophilie ou de la propension au suicide.
LE SYNDICALISME FRANÇAIS "DÉBILE ET IRRESPONSABLE"
M. Le Pen a par ailleurs réaffirmé qu'il était persuadé d'être présent au second tour de la présidentielle, comme en 2002, ajoutant qu'il croyait "raisonnablement" être "au-dessus de 20 %", soit nettement plus que ce que les sondages le créditent. Par contre, il n'imagine pas y retrouver la candidate socialiste Ségolène Royal. "Les candidats d'extrême gauche risquent de faire 15, 16, 17 [à eux tous]. Dans ces cas-là, la candidature de Mme Royal est condamnée", a-t-il souligné. Mais au cas lui-même ne serait pas présent, il a annoncé qu'il donnerait sa consigne de vote "le 1er mai".Enfin, le candidat frontiste s'en est pris au syndicalisme français qu'il a qualifié de "débile et irresponsable", alors qu'il le souhaiterait "fort" et "responsable". S'il était élu président, il reviendrait donc sur la représentativité actuelle des partenaires sociaux "pour rendre la liberté au syndicalisme".
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France 2007 envoyé par KOSASSOS
" target="_self">blanc
Voter utile ou voter pour ses idées ? Le vote blanc devrait avoir du poids car dans cette pseudo démocratie nous n'avons que le choix entre le + pire et le - pire sauf si l'on croit qu'un "Petit" peut devenir GRAND ... peace
bonjour
josé bové sera a vitrolles le 6 ou 8 .4.07 (a verifier) dans la salle du bartas
pour info
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